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C’est un 25 juillet, en plein été caniculaire qu’Hervé Domingue, après neuf mois d’attente insupportable, avale jusqu’à plus soif son premier bol d’air. Cette toute première gorgée d’oxygène a des saveurs de lavande, de pin et de romarin. Autour de lui ça s’appelle Marseille et ce sera sa nouvelle maison post-aquatique. Il y grandit paisiblement, petit garçon rêveur et solitaire ayant déjà une très forte propension à s’inventer des histoires.

Les années passent tranquillement.

Elève assidu mais réservé, il nourrit une passion secrète, le théâtre. Il voudrait bien devenir comédien mais comment faire lorsque l’on n’est même pas capable de répondre sans rougir à l’appel de son nom dans une salle de classe. C’est à l’âge de 14 ans qu’en compagnie de son meilleur ami, Hervé franchit pour la première fois le seuil d’un cours de quartier. Terrifié mais décidé.

Premier déclic : il aime la scène. Il s’y sent bien.

Voilà donc ses mercredis et samedis après-midi généreusement remplis jusqu’à l’âge de 17 ans. Son futur et alors insoupçonné metteur en scène, lui propose à présent de l’accompagner dans une école de chant qui vient d’ouvrir pas très loin de chez eux. NON catégorique. Au bout du dixième assaut, à bout de force, il accepte finalement de s’y rendre avec une chanson apprise en «sixième» vitesse afin de passer une audition.

Deuxième déclic : il aime chanter. Certes, il y a du boulot mais l’envie est bien là. Il suivra donc pendant deux ans les cours dispensés par cette école.
Nous voilà à présent fin 1995. Au cours d’un voyage éclair de trois jours à Paris, alors qu’il pousse la chansonnette de façon totalement improvisée dans un bar, il est repéré par Roger Louret qui l’invite dès le lendemain à passer sa première audition professionnelle.

Il ne quittera plus la capitale. Ce tout premier rendez-vous le mène directement au théâtre des Folies Bergère . Il y jouera « les Z’années Zazous » pendant plus d’une année, le début d’une collaboration de 10 ans avec Roger Louret.

Hervé sera entre autres Coelio dans «les caprices de Marianne», Cléante dans «l’avare» ou encore Dardard dans «un jeune homme pressé». On le verra également au côté de Jean Marais dans «l’Arlésienne».


Au cours des années suivantes les «Folies» deviennent sa deuxième maison. Il promène sa voix au fil des spectacles «les Années Twist», «la fièvre des années 80» ,«la Java des mémoires» sans pour autant perdre de vue un objectif qui l’enflamme déjà depuis quelque temps, se produire un jour avec son propre répertoire.
Il veut chanter ses chansons. Les mots le démangent.

Il écrit.

En 2003 il part s’installer un an à Barcelone, histoire d’avaler un nouveau bol d’air, ibérique cette fois. La capitale catalane lui réussit, elle l’inspire.
2004, retour à Paris. Hervé s’inscrit à une série de master class menées par Jack Garfein, créateur de «l’Actor studio» de Los Angeles. Il part ensuite pour Londres afin d’approfondir ses connaissances au sein de «l’Actor center». Il y interprètera le rôle d’Orphée dans «Eurydice».

Il écrit.

Fin 2005, il se produit au Théâtre des Variétés dans la comédie musicale «Mon homme». Au cours de cette belle aventure, il fait une rencontre déterminante. Jean-Christophe Déjean, alors en charge des arrangements de ce spectacle sera désormais son complice, compositeur et pianiste.

Troisième déclic : ses textes sont à présent assez grands pour trouver musique à leurs pieds. Il se trouve maintenant assez mûr pour les chanter.

Avec un univers très personnel, Hervé, le «néo-fantaisico-réaliste» commence dès l’été 2006 à se produire sur différentes scènes notamment celles du Connétable, du Sentier des Halles, du Trianon, ou encore celle du Théâtre Michel Galabru.

L’accueil est enthousiaste, le public chaleureux.

Il était une fois des étoiles tombées du ciel, des bébés taulards, des portes closes, des pères-noël ringards, des jardiniers dépressifs, des maisons mélancoliques…

Il était une fois Hervé Domingue...
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